www.athle.fr
Accueil
SITE OFFICIEL
de l'ill-bruche athlétisme lingolsheim (s2a/ibal)
Actualités
Jeff Erius: Poitiers, l’avancée vers le futur
Commentez cette actualité
13 Janvier 2022 - ibal
Jeff Erius: Poitiers, l’avancée vers le futur
Source DNA du 13/01/2022
Jeff Erius: Poitiers, l’avancée vers le futur

Depuis la rentrée de septembre, Jeff Erius a pris ses quartiers au Pôle espoirs de Poitiers où il espère bonifier son talent pur pour franchir les paliers jusqu’aux Jeux olympiques de Paris 2024 dans un premier temps. Le vice-champion d’Europe junior du 100m, est convaincu d’avoir fait le bon choix. Première étape intermédiaire: les Mondiaux juniors cet été.


Le Futuroscope s’érige à vingt minutes de là. C’est au CREPS de Poitiers, à un bon quart d’heure à l’ouest de la préfecture de la Vienne, sur une commune au doux nom de Vouneuil-sous-Biard, que Jeff Erius façonne depuis plus de quatre mois maintenant son avenir, proche et futur.

A Strasbourg, au Racing, Emma Lecerf a fait éclore la pépite du Neuhof. Adrian Stan l’a menée jusqu’au record d’Europe cadet du 100m (10”27) et à la deuxième marche du podium européen… junior ! Au tour de Fabien Lambolez, responsable du Pôle de Poitiers, et surtout référent national jeunes pour le sprint, les haies et les relais, de donner une nouvelle impulsion à la fusée du Racing, vers des orbites encore insoupçonnées.

Enthousiaste au possible, Jeff Erius se félicitait de son choix lors d’un de ses retours dans sa région, qui lui a entre autres permis de consolider le partenariat avec sa ville natale (lire par ailleurs) et, du même coup, son appartenance au Strasbourg Agglomération Athlétisme.

«C’est ce qui me correspond le mieux, je pense»

« J’ai failli aller à Fontainebleau, mais je connaissais déjà Fabien et son groupe. J’ai préféré Poitiers. C’est plus isolé. On est un peu dans son coin, c’est ce qui me correspond le mieux, je pense. »

Le lycéen ne veut pas se laisser distraire et compte bien exploiter ses nouvelles conditions de travail pour continuer à avancer. « J’ai des kinés à disposition, des médecins, des nutritionnistes, un préparateur mental. Je ne dis pas que je fais tout, mais je sais que si j’en ai besoin, c’est juste là, au CREPS. Au lycée, mon emploi du temps est aménagé. Mon rythme de vie a changé. »

«On se tire la bourre. C’est la vraie différence»

Le rythme oui, les entraînements, pas forcément. « Le contenu est comparable. En volume, c’est pareil. Pas plus, pas moins. Mais on est tous des sprinters, on est tous en équipe de France. Ça apporte un plus, on se tire la bourre. C’est la vraie différence. »

Le sprinter du S2A évoque là son groupe d’entraînement, au sein duquel on trouve notamment les hurdlers Just Mathey (5e de l’Euro espoirs sur 110m haies) et Raphaël Mohamed (finaliste des championnats de France Elite sur 110m haies), Paul Lada (10”60 sur 100m), Pablo Matéo, l’espoir français le plus rapide sur 100m en 2021 (10”37) ou encore Thierrine Corréa, hurdleuse et championne de France cadette 2021 de triple saut. Une belle brochette que devait compenser à lui seul l’Illzachois Théo Schaub, son compagnon d’entraînement à Strasbourg.

Les effets positifs ne se sont pas fait attendre. Pas quantifiables à ce stade, mais les sensations sont indéniables. « Physiquement, je me sens prêt », clamait-il déjà en novembre, alors que personne n’avait encore rechaussé les pointes pour aborder les aspects techniques.

Outre le contexte, Jeff Erius bénéficie de l’expertise de Fabien Lambolez, grâce auquel les portes s’ouvrent. Toute la troupe a bénéficié des bienfaits du soleil de Tenerife, lors d’un long stage avant les fêtes.

Jeff Erius, mineur jusqu’à la prochaine journée de la femme (le 8 mars), écarquille les yeux en y repensant. « Mon premier regroupement chez les grands. J’ai côtoyé plein de sportifs de haut niveau, notamment Pascal Martinot-Lagarde et Wilhem Belocian. Plutôt cool. »

Le Strasbourgeois a ingurgité le même régime qu’eux, à raison d’une dizaine de séances par semaine. « Des côtes, de la technique, de la souplesse, de la musculation, des séances de block, avec quelques confrontations. »

Mais des portes, Jeff Erius en ouvre à lui seul. S’il fait partie du collectif « Ambition 2024 », il ne le doit qu’à lui-même, et à ses performances. Il fait partie des 56 jeunes athlètes français considérés comme potentiels finalistes au JO de Paris-2024.

«J’ai l’habitude d’être le plus petit, ça me passe au-dessus»


En bonne compagnie, l’Alsacien a vécu le premier des huit rassemblements organisés à ce titre en octobre. Une expérience supplémentaire pour le minot. « Je suis le seul mineur, donc de loin le plus jeune. Mais à force, j’ai l’habitude d’être le plus petit. Ce n’est pas un problème, ça me passe au-dessus. Certains étaient à Tallinn, du coup, je les connaissais déjà. »

En compagnie par exemple de Sacha Zhoya, Jimmy Gressier, Louis Gilavert, Erwann Konaté ou Solène Ndama, mais aussi du Brumathois Baptiste Mischler et du Cernéen Teura’itera’i Tupaia, Jeff Erius évolue à vitesse accélérée en tant qu’homme, même s’il reste du chemin en la matière, pour lui le benjamin, en particulier.

« Ces stages 2024 doivent nous préparer entre autres à parler aux médias, à gérer nos réseaux sociaux, à gérer d’ailleurs tout ce qui se passe en dehors de la piste. On nous donne quelques conseils. »

À son niveau, des cours de perfectionnement en langues ne seraient pas de refus. « Les interviews, ça va, je m’y habitue. Sauf quand je dois parler anglais… Bon, en allemand, ce n’est pas mieux… »

C’est que dans la foulée d’une année 2021 prolifique couronnée par l’argent européen sur 100m parmi les juniors (lire par ailleurs), Jeff Erius affichera en 2022 aussi des ambitions internationales. « Cet hiver, je vise les championnats de France Élite et dans ma catégorie. Cet été, pour moi, ce seront les championnats du monde juniors en Colombie. Je n’ai jamais couru en altitude, j’imagine que c’est avantageux pour les chronos. Pour espérer un podium, il faudra forcément que ça descende. Au moins sous les 10”20 sur 100m. »

Le sprinter évoque les Mondiaux de sa catégorie, mais l’été 2022 sera marqué aussi par l’enchaînement des Mondiaux, les vrais, à Eugene, aux États-Unis, et de l’Euro, à Munich. Deux échéances où une place au sein du relais tricolore n’aurait rien d’illogique sachant que son record à 10”27 aurait déjà pu le propulser aux JO de Tokyo l’été dernier.

«Pour l’instant, je préfère ne pas y penser»

À ce stade, il s’évertue à esquiver. « Les relais, oui, on en parle. Mais pour l’instant, je préfère ne pas y penser. Je me concentre déjà sur mes compétitions en individuel. Je ne tire pas de plan sur la comète. »

Pour l’heure, il se concentre sur sa rentrée en salle, prévue le 21 janvier à Lyon. Les meetings de Nantes (le 29 janvier) puis de Metz (le 12 février) lui permettront de monter en puissance jusqu’aux championnats de France juniors, à Nantes aussi, les 19 et 20 février, une semaine avant les championnats de France Élite à Miramas.

Il est temps de démontrer qu’à vingt minutes de l’Ascenso-fusée, une des attractions du Futuroscope, la fusée Erius se donne tous les moyens d’accélérer encore son ascension.

* * *
les Réactions
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
16/05 >
13/05 >
11/05 >
09/05 >
04/05 >
01/05 >
29/04 >
27/04 >
24/04 >
24/04 >
20/04 >
06/04 >
03/04 >
02/04 >
01/04 >
30/03 >
28/03 >
26/03 >
24/03 >
21/03 >
Prochains rendez-vous

Samedi 21 mai 2022
BRUMATH
Journée Jeunes BE-MI
- Horaires -


Dimanche 22 mai 2022