Raid Courrier Sud …. belle migration des « Cigognes de l’IBAL »
Sous l’impulsion d’Alexandre Schauer, entraîneur à l’IBAL mais aussi photographe officiel du Raid Courrier Sud, une équipe de coureurs hors stade de l’IBAL a participé à la 17ème édition du Raid Courrier Sud qui s’est déroulé au Maroc, début novembre.
Cinq coureurs qui avaient bien pris conscience, avant le départ, des épreuves sportives qui les attendaient, mais qui n’avaient pas tout à fait mesuré l’ampleur de la tâche. On leur avait annoncé des épreuves quotidiennes de course à pied variant de 15 à 30 km, des épreuves de VTT de 30 à 60 km, mais on ne leur avait pas dit qu’il faudrait se lever presque quotidiennement à 5h du matin, pour terminer les étapes bien souvent presque à la tombée de la nuit (certes, la nuit tombe vite à cette époque au Maroc !) Mais il en fallait davantage pour décourager nos vaillants sportifs.
Novices tous les cinq, leur manque d’expérience allait leur coûter quelque peu durant les premiers jours. Mais on comprend très vite qu’il vaut mieux laisser tomber l’apéro pour préparer la veille son vélo, son équipement et son ravitaillement, cela évite de partir en catastrophe, le matin, dans le désert, sur son vélo… avec une frontale encore allumée… Petit à petit, chaque jour, l’esprit d’équipe se forgeait une belle place, et l’organisation de l’équipe allait bientôt couler de source. Il fallait cela pour aider nos athlètes à encaisser des épreuves de VTT de 50 km dans le désert, face à un vent qui allait frôler les 80 km/h, et sous un soleil dont on ne parle même plus…Qu’à cela ne tienne, il fallait aller jusqu’au bout, parce que les copains étaient là, juste derrière, à encourager, et que c’était important « pour l’équipe ». Nos « cigognes de l’IBAL », parties dans la simple idée de vivre une aventure humaine et sportive, allaient très vite se prendre au jeu, et voir qu’il ne leur était pas impossible de faire quelque chose…. 18 équipes participantes, les premiers classements donnaient déjà le ton. Des équipes marocaines très fortes en course à pied, évidemment, mais il ne s’agissait pas seulement de courir ou de rouler, il fallait aussi faire preuve d’un grand sens de l’orientation… et c’est là que nos cigogneaux allaient pouvoir gagner des places. Ils termineraient 9ème au classement général final, pas de quoi rougir. Pour une première expérience, c’est plutôt pas mal. Chacun, à sa façon, allait donner le meilleur de lui-même. Ils n’oublieront pas toutes ces chutes à VTT, parce que rouler dans le sable ou les cailloux n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Ils n’oublieront pas ces épreuves de run and bike où il faut apprendre à gérer les allures de son co-équipier, tout en tenant compte de l’environnement (le sable… toujours ce sable… si difficile à maîtriser). Ils n’oublieront pas cette arrivée au sprint, après un enchaînement de relais sur une distance totale presque équivalente à un marathon, un sprint disputé avec une équipe de jeunes, un sprint qu’ils gagneront… Ils n’oublieront pas cette arrivée au Fort de Tafnidilt, main dans la main, après une rude épreuve, des pneus crevés, une chaîne cassée qui allait laisser notre vttiste bon dernier, mais son acharnement et son mental allaient lui permettre de remonter, un à un, ses concurrents pour terminer à la …première place ! Il ne savait peut-être pas à ce moment-là qu’il allait offrir à ses co-équipiers l’une des plus belles arrivées d’étape, une arrivée forte en émotions, sous un soleil couchant qui y mettait du sien pour offrir un spectacle grandiose à notre équipe, une arrivée indescriptible… les larmes n’étaient pas très loin.
Un raid certes exigeant en qualités sportives, mais la cohésion de l’équipe et la motivation allaient faire oublier la fatigue accumulée, les pénalités, le rythme infernal quotidien, et toutes les misères d’un 4x4 et son chauffeur qui ne leur facilitaient pas la tâche. Un enchaînement d’épreuves qui allait les mener d’Agadir à Tarfaya, ville étape de l’aéropostale du temps de Saint Exupéry, après avoir parcouru les montagnes de l’Anti-Atlas, traversé des villages perdus, après avoir sillonné le désert et goûté à cette magie qu’offre un paysage de dunes…
Une belle expérience sportive, mais une aventure humaine qu’ils n’oublieront pas, et qu’ils semblent prêts à renouveler. 2011 pourrait bien connaître une nouvelle migration de cigognes
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